Portrait de Chantal Michaud Ing., Directeur général de l’Ordre des Ingénieurs du Québec

C’est dans les locaux de l’Ordre des Ingénieurs du Québec (OIQ), par cette belle matinée d’automne, que M. Chantal Michaud, actuel directeur général, a répondu à mes questions en toute humilité.

Homme déterminé, M. Michaud a su dès son plus jeune âge qu’il voulait être ingénieur, le côté réflexion, tout comme l’aspect gestion de la profession, l’intéressait. C’est donc sans hésitation qu’il s’inscrivit au nouveau programme « Génie unifié » de l’Université du Québec à Chicoutimi, seule université québécoise à proposer ce baccalauréat en sciences appliquées au début des années 70.

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Quel a été votre parcours avant d’arriver à l’OIQ?

« Depuis les tous premiers débuts de ma carrière de près de 40 ans, j’ai occupé de nombreux postes et me suis impliqué auprès de nombreuses organisations. J’ai eu le privilège de travailler dans plusieurs domaines (TI, énergie, génie-conseil, coaching, démarrage d’entreprises, gestion de projets, etc.). Patiemment, j’ai gravi les échelons, développant au fil des ans mes habiletés techniques, mes qualités de gestionnaire et mon style de leadership. Mon implication au sein de l’OIQ est une suite à ce parcours riche d’une vaste expérience sur le terrain. J’ai à coeur ma profession, tout comme mes confrères et consoeurs membres de l’OIQ, dont la réputation a été ternie ces dernières années, à la suite de la mise au jour de nombreux cas de collusion et de corruption impliquant une poignée d’individus, ingénieurs.

Redorer le blason de la profession est pour moi une cause notable d’implication, mais représente surtout un défi à relever. Mon rôle de directeur général est d’assurer l’application des décisions du conseil d’administration et ainsi de faire rayonner la profession d’ingénieur, avec, en toile de fond, les valeurs de l’Ordre qui visent avant tout à assurer la protection du public. »

Quel est votre vision pour les années futures?

« Je me vois comme une personne qui apporte une pierre à l’édifice. Je souhaite contribuer au rayonnement de la profession tant au Québec qu’à l’étranger. Ma vision à long terme en occupant ce poste est de partager, au profit de la profession, le savoir, l’expérience et les habiletés acquises au fil des ans.

Le poste de directeur général en est un à défis multiples. Et j’aime les relever ! Il est très stimulant de pouvoir se dire qu’on contribue à l’avancement de « la profession ».

Sur un plan plus personnel, cela me permet de rester actif et vif dans ce milieu passionnant qu’est l’ingénierie. »

Aux yeux de votre longue expérience, avez-vous des conseils et suggestions pour nos lecteurs?

« Au cours de ma carrière, j’ai côtoyé un grand nombre d’ingénieurs, toutes spécialités confondues. Malgré un savoir-faire et une créativité sans limite, il y a un aspect important à mes yeux que je souhaiterais voir se développer dans les programmes de formation de l’ingénieur et ce, dès les débuts, soit celui du « savoir-être », plus précisément les habiletés communicationnelles et de vulgarisation de l’information. Nous ne pouvons négliger l’importance de ces aptitudes trop souvent, à tort, crues acquises, et pourtant essentielles à la profession. Je suis bien conscient que pour ce faire, tous nos programmes de formation, jumelés à l’implication de l’industrie, devraient tendre à promouvoir le développement de ces compétences fondamentales. »

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Marie-Charlotte Ernst

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