Portrait de M. Brisson Ing.

BrissonC’est au pied du Mont-Saint-Hilaire, dans les bureaux de BBA Inc. donnant sur cette magnifique montagne que monsieur Maurice Brisson a pris le temps de nous partager les fruits de sa riche et longue expérience. Leader naturel, monsieur Brisson est titulaire d’un baccalauréat (1971) et d’une maîtrise en sciences en génie électrique (1973) de Polytechnique Montréal.

Parlez-nous de votre parcours?

J’ai commencé ma carrière à l’Institut de Recherches d’Hydro-Québec (IREQ) à Varennes, lieu de la construction du premier laboratoire haute-tension d’envergure internationale. J’ai pu prendre de l’expérience et continuer ma maitrise en parallèle. Puis, j’ai poursuivi avec la compagnie Shawinigan Engineering, firme qui m’a beaucoup apporté tant au niveau de l’expertise technique qu’au niveau de la gestion du capital humain. L’équipe était très soudée, nous avions des collaborateurs chevronnés et expérimentés au niveau international. Ce qui nous a énormément appris.

Par la suite, je suis parti travailler près de deux ans en Belgique pour un mandat spécifique et juste avant mon retour certains de mes anciens collègues m’ont recontacté pour me proposer de partir en affaires. C’est donc naturellement, à l’été 1980, que je me suis engagé dans le génie-conseil avec BBA Inc. 35 ans plus tard, l’entreprise compte environ 550 employés. Son expertise et son savoir-faire se déploient particulièrement dans les secteurs énergie, mines et métaux et pétrole, gaz et biocarburants. Notre spécialité repose sur le fait que nous sommes un interlocuteur unique pour nos clients : de la définition jusqu’à la mise en œuvre d’un projet et la réalisation de essais de performance. Nous visons la continuité du service et ainsi nous éliminons tous les problèmes de suivi/responsabilisation. Tout est géré dans son ensemble par notre équipe multidisciplinaire, sans rupture de responsabilité.

L’entreprise s’est développée grâce aux jeunes et aux experts qui se sont investis dans la firme. Au fil des ans, nous avons tissé des liens serrés avec les universités. Nous sommes impliqués tant au niveau de la formation académique qu’au soutien pour les projets de fin d’études, notamment avec l’IGEE (Institut en Génie de l’Énergie Électrique), l’Université de Montréal et l’Université Laval. Nous sommes très sensibles au développement du potentiel des universitaires et nous les soutenons au maximum dans leur évolution. Nous nous positionnons comme mentors dans une relation d’équité entre partage d’expérience et idées novatrices des étudiants. C’est un arrimage complémentaire dans une réciprocité d’échanges. Tout le monde en ressort gagnant. Désireux d’encourager la mission d’enseignement et de recherche, j’ai personnellement offert un appui financier à  l’École de Polytechnique, via un fond de bourses étudiantes.

Quel est votre vision pour l’avenir?

Chez BBA nous avons une vision pancanadienne. Notre expérience nous permet d’avoir une très bonne connaissance du marché de l’énergie, tout comme celui des mines et de la métallurgie. Répartis dans nos neuf  bureaux au Canada, nos équipes se composent d’experts de toutes origines et/ou de formations complémentaires. Nous misons énormément sur la complémentarité des talents qui composent cette équipe. Cela permet d’enrichir notre vision, nos façons de faire mais aussi de rester toujours parmi les meilleurs. Également, nous avons à cœur l’implication des diverses communautés et la gestion des impacts environnementaux dans tous nos projets à travers le Canada et le Monde.

Cependant, l’avenir du génie-conseil doit être repensé. Il faut se réinventer. Pour rester compétitif et garder nos ‘’standards’’ de qualité, il faut constamment s’adapter. Les relations d’affaires ont changé au cours des dernières années, le coût est devenu le point central d’intérêt alors que la qualité des projets est souvent relégué au second plan par les donneurs d’ouvrage. Cela est, selon moi, une erreur.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes générations ?

Il est important de vivre en parallèle avec la modernité, de ne pas refuser le progrès et de laisser de la place aux innovations. Dans le respect de ce qui a fonctionné par le passé, il faut se projeter vers l’avant, innover, être créatif – c’est ainsi que nous demeurerons toujours chef de file dans notre domaine. Cela revient donc à réinvestir dans la firme, avoir une vision sur le long terme et ne pas viser juste des revenus à court terme.

J’ajouterais qu’il est important de s’écouter et de faire confiance à son intuition. Nous pouvons toujours nous entourer d’experts pour telle ou telle décision mais le jugement final nous revient. C’est important de suivre sa propre direction, de développer sa capacité à faire des choix en les assumant. Quitte à réajuster le tir au besoin. Cependant, il faudra être proactif et rapide dans la correction de décisions pour éviter les conséquences néfastes.

Plus on commence jeune, plus on développe sa confiance en affaires. Il ne faut pas hésiter à s’exposer et sortir de sa zone de confort. L’expérience s’acquiert avec le temps et le concret donc toute pratique est bonne à prendre pour développer ses compétences professionnelles et prendre de l’aisance. Il faut viser l’excellence à tous les niveaux.

Également, n’oubliez pas que le meilleur développement d’affaires passe par le référencement. Donnez satisfaction à vos clients, donnez-leur du bon service, du soutien de qualité, soyez généreux, soyez respectueux et ils vous le rendront.

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Marie-Charlotte Ernst

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