Portrait de Steeve Duchesne

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Parlez-nous de votre parcours

J’ai commencé à travailler dans le milieu de l’informatique un peu par hasard. Après un « faux départ » en génie mathématique, je me suis réorienté en gestion de l’information, que je trouvais plus intéressant. J’ai gradué en 1988 à l’Université Laval et j’ai poursuivi avec une maîtrise en gestion de projet à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) en 1991. C’était les balbutiements de l’informatique. Mes premières expériences professionnelles ont été le développement d’outils informatiques dans une optique de modernisation des procédures et d’augmentation de l’efficacité au sein de la Caisse d’Entraide Économique. Puis, j’ai gravi les échelons et je suis devenu directeur adjoint du département de Technologie de l’Information (TI). En 1992, la structure a été rachetée par la Banque Laurentienne. On m’a alors proposé un poste à Montréal, suite à la restructuration. Après réflexion, j’ai décidé d’accepter et de relever les défis d’une nouvelle vie, d’un nouvel emploi, et de nouvelles responsabilités.

J’ai travaillé pendant sept années à la Banque Laurentienne où j’ai occupé divers postes. En parallèle, mon âme d’entrepreneur se faisait de plus en plus entendre. C’est en 1997 que j’ai décidé de me lancer. J’ai quitté la banque et commencé ma nouvelle carrière de travailleur autonome en informatique. J’ai fait quelques contrats, mais je me suis vite rendu compte que je n’étais pas un « solitaire » : le travail d’équipe me manquait. Le hasard de la vie m’a fait rencontrer M. Thiboutot. Ses connaissances et ses compétences m’ayant interpellées, je l’ai donc sollicité pour qu’il prenne part à mes projets. De fil en aiguille, M. Bolduc et M. Bonetto  sont venus apporter leur pierre à l’édifice avec leurs riches expertises respectives. L’entreprise AXON (aujourd’hui Askida), spécialisée dans les solutions informatiques, prenait forme.

Il y a eu un virage en 2007. L’entreprise est passée de 18 personnes à 55 en 8 mois seulement. Une belle progression, mais avec son lot de problématiques déstabilisantes auxquelles nous n’avions jamais été confrontées. Il a donc fallu aller chercher de l’aide pour remédier à la situation qui devenait difficile à gérer. J’ai rencontré les membres de l’Association Québécoise des Technologies (AQT) qui nous ont beaucoup aidé. Trouver ces interlocuteurs a été salvateur. Cela nous a permis de voir que nous n’étions pas seuls face à l’adversité et que des solutions étaient possibles. Cette mésaventure nous a permis de nous repositionner professionnellement, de mieux structurer l’entreprise avec de nouveaux processus et également d’en améliorer l’aspect commercial. M. Martineau est venu renforcer l’aspect de la gestion financière. Depuis un peu plus d’un an, M. Lacasse amplifie l’aspect commercialisation avec sa spécialité : le développement des affaires.

Comment voyez-vous l’avenir?

En 2013, nous avons mis en place une grosse réflexion sur l’avenir de la compagnie afin de poser les prochains grands jalons sur le long terme. Nous avons décidé de nous spécialiser pour devenir des pionniers dans la qualité des produits informatiques.

Pour cela, nous offrons à nos clients des solutions adaptées, leur fournissons conseils et assistance dans la mise en place de meilleures pratiques. Nous allions la méthodologie à la technologie ainsi que notre savoir-faire en mettant un point d’honneur sur les normes les plus élevées de qualité. Pour tenir cet objectif, nous nous entourons de spécialistes et de personnes stratégiques. Concrètement, c’est mon rôle de m’assurer que tout fonctionne bien, tant pour l’équipe que pour le client.

Pour l’avenir nous aimerions exporter encore plus notre savoir-faire. C’est dans cette optique que nous avons ouvert un bureau à Toronto.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs dirigeants?

Le développement d’une entreprise est important. Cependant, la famille l’est tout autant. Il faut se laisser du temps pour ses occupations personnelles et toujours garder du temps pour soi. Il est important de s’écouter pour pouvoir faire les bons choix et prendre les bonnes décisions.

J’ajouterais qu’il faut s’entourer de personnes compétentes. L’objectif global d’une compagnie est qu’elle se développe harmonieusement. Si ce n’est pas le cas, il ne faut pas hésiter à aller chercher de l’aide et à se faire accompagner par des gens compétents comme des associations, des mentors, des séniors, etc. Par contre, il faut être prêt à entendre les avis et les conseils des personnes sollicitées afin de se réajuster au besoin.

Je résumerais en disant que tout est dans l’objectif que l’on se fixe. Il faut prendre le temps de se poser les bonnes questions sans se laisser influencer par les éléments extérieurs. Il faut pouvoir se projeter sur le long terme.

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Marie-Charlotte Ernst

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