Portrait d’Yvonick Houde ing., Vice-président ingénierie HBGC

Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

J’ai toujours été passionné par les grands travaux : la construction de grands barrages, le métro, les stades, etc. Adolescent, au moment de décider de mon orientation professionnelle, mon choix était clair : je veux construire! J’ai réalisé un DEC en génie civil et j’ai poursuivi avec un baccalauréat que j’ai obtenu en 1994 à l’École de technologie supérieure. Après quelques expériences, j’ai intégré en 1996 la firme Bisson Expert, spécialiste en diagnostic pour la réhabilitation de structures et fondations, pour y rester 17 ans. J’ai énormément appris au cours de ces années. J’ai pu réaliser de nombreux projets et affiner mon expertise dans un domaine peu développé. Dans le début des années 2000, j’ai implanté le département d’ingénierie en interne et j’en suis devenu le directeur. J’ai pu ainsi développer mes compétences à différents niveaux : conception de travaux spécifiques, recherche et innovation, développement de brevets et également en développement des affaires. J’ai décidé de faire une maîtrise en conception et réhabilitation des infrastructures, que j’ai obtenue en 2004, en parallèle de mon emploi.

À partir de 2010, je me suis impliqué dans la création du consortium Bisson Prétech, au plan de la direction de l’ingénierie pour son déploiement au niveau du commercial et des infrastructures publiques.

En 2013, avec l’agitation de la commission Charbonneau et la récession qui a suivie, j’ai décidé de devenir travailleur autonome. Depuis plusieurs années, j’avais noté qu’il y a avait un grand besoin non comblé dans ce qu’on pourrait appeler humoristiquement: ‘’La médecine du bâtiment’’!

Je me suis associé avec un partenaire qui avait la même vision que moi et nous avons créé HBGC Ingénieurs : firme spécialisée dans le diagnostic de problèmes de fondation, la construction et réhabilitation de bâtiment, la conception de fondations profondes et de fondations spéciales.

Quelles sont vos aspirations pour le futur?

Je souhaite pouvoir continuer à développer notre clientèle et agrandir notre champs d’action à un niveau national voir international. Nous sommes une jeune entreprise en croissance. À ce jour, nous avons 4 employés qui y travaillent à temps plein.

Ce sont de beaux défis, travailler dans le domaine du diagnostic et des fondations n’est jamais répétitif. Nous avons l’objectif de développer prochainement de nouveaux services dans le secteur de la conception de travaux géotechnique.

Quelles expériences en retirez-vous? Avez-vous des conseils à donner à nos lecteurs?

Grâce à toutes les expertises que j’ai acquéries, les connaissances et compétences que j’ai glanées durant ma carrière, j’aspire maintenant à les partager avec la relève et/ou à former de nouvelles personnes dans ce passionnant domaine. Ayant réalisé beaucoup de travail-terrain pendant des années, je pense que je m’oriente maintenant vers l’aspect de gestionnaire pour ma carrière.

J’en retire beaucoup de choses. Travailler dans un domaine si spécifique et devenir un expert au fil des ans est très enrichissant. Cela m’a surtout permis de travailler dans l’innovation, la recherche et l’amélioration de procédés, car il y a beaucoup à faire en matière de fondations.

Si je dois donner un conseil, je dirais que c’est très important de travailler dans un domaine qui nous passionne plutôt que de se laisser prendre au piège des grandes entreprises et de leurs mirages. Je dirais également qu’il est important de se faire confiance quand on sent qu’on est prêt pour aller de l’avant que ce soit pour un projet, un lancement d’entreprise, une promotion, etc.

Enfin, je conclurais en disant que pour autant que le travail peut être passionnant et très prenant, il est essentiel de ne pas négliger sa famille et ses amis.

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Marie-Charlotte Ernst

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