Portrait de Jean-Philippe Lefebvre, Ing

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Joint par téléphone le 7 mai dernier, Jean-Philippe Lefebvre, coincé dans la congestion matinale de Toronto, a pris le temps de répondre à nos questions et de mettre en lumière son parcours professionnel de cadre. En espérant que son expérience puisse vous inspirer.

Pourriez-vous, en guise d’introduction, nous présenter brièvement votre parcours?

Je suis père de deux enfants, originaire de Québec et j’ai à cœur l’activité physique. J’ai décidé d’aller étudier en génie à l’Université de Sherbrooke où j’ai obtenu mon baccalauréat en génie civil en 1997. J’ai toujours été très impliqué dans le monde associatif étudiant et j’ai pris part à de nombreuses activités parascolaires durant mes études, en organisant notamment plusieurs événements. J’ai d’ailleurs été Co-président de l’organisation du congrès national des étudiants en génie du Canada réalisé à l’Université de Sherbrooke en janvier 1997 qui regroupait 200 participants provenant de 40 universités canadiennes. Cela m’a permis de développer mon côté gestionnaire complémentaire à mes compétences techniques.

Quant est-il de votre parcours professionnel?

Après plusieurs stages et un premier emploi dans la région de Sherbrooke, j’ai intégré la compagnie Bell Canada où je suis resté 12 ans dans la division télécommunication. J’ai occupé différents postes à caractère technique au début, puis j’ai évolué vers des postes plus stratégiques, notamment dans la gestion de projets. C’était la période faste des évolutions technologiques avec l’avènement des technologies de l’information, le développement d’internet et le déploiement des réseaux de communication à travers le Canada. En 2010, je me suis retrouvé à la croisée des chemins, plusieurs choix s’offraient à moi. J’ai décidé de quitter Bell pour me joindre à Prestige Telecom, une firme d’ingénierie spécialisée dans l’industrie des télécommunications qui participait à la mise en service de la « fibre à la maison » de Bell Canada. Ce choix s’est fait en accord avec ma nature passionnée par les défis, avec la tentation de découvrir d’autres facettes professionnelles et mon goût pour l’entrepreneuriat. J’ai occupé le poste de Directeur général jusqu’en novembre 2011, moment où un groupe d’investisseurs a racheté la compagnie pour créer Netricom. J’ai ensuite occupé le poste de Vice-président Est du Canada dans le service d’Ingénierie chez Netricom. En plus de superviser les activités d’ingénierie dans l’Est du Canada, mon mandat était principalement de gérer les solutions d’ingénierie reliées à la technologie « fibre à la maison » à travers le Canada. En Avril 2014, Télécon (www.telecon.ca) a acquis le service d’ingénierie de Netricom. Je suis devenu alors membre du comité exécutif de l’entreprise à titre de Vice-président « Construction de réseaux et installation fibre optique » 

Quelles sont vos aspirations pour le futur? Comment vous positionnez vous sur le marché?

Les télécommunications sont en plein essor. De gros investissements sont et seront réalisés et dans les prochaines années avec l’envol de la fibre optique. Avec son expertise, Télécon a su prendre sa place dans le déploiement national actuel (qui a débuté dans l’Est du Canada dès 2008 et qui se dirige vers l’Ouest au cours des prochaines années). De plus, avec son assise québécoise, son dynamique président et une équipe de direction solide, Télécon continuera de participer à ce virage des technologies de l’information. Enfin, relativement à mon positionnement je le résumerais ainsi : « bon timing! ». J’étais au bon moment au bon endroit et j’ai su saisir les opportunités qui se présentaient.

En regardant votre parcours avec du recul, quels conseils donneriez-vous aux personnes désireuses de développer leurs carrières?

Premièrement, il est important de connaitre le marché et de savoir s’y accorder « le fameux bon timing! » (rires). J’ajouterai qu’il est important de se faire confiance et instinctivement on fera les bons choix. Étant un sportif de nature, je trouve qu’il est nécessaire de s’entourer d’une solide équipe. On ne peut pas tout faire tout seul alors travailler avec des personnes compétentes est un gage de réussite. Pour conclure, j’aimerais ajouter également qu’il est important de ne pas avoir peur de prendre des décisions / risques afin de ne pas avoir de regrets dans le futur. En 2008, j’ai eu la grande tristesse de perdre mon jeune frère âgé 32 ans dans un accident de travail et depuis ce jour, je me suis promis que je n’aurais plus aucun regret. Depuis lors, l’ensemble de mes décisions personnelles et professionnelles sont principalement basées sur cette simple question : « Aurais-je des regrets plus tard ? »

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Marie-Charlotte Ernst

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